Le Projet


Till Tomorrow (“Cultiver Demain”, “Jusqu’à Demain”) est un projet de documentaire parrainé par le photographe et écologiste Yann Arthus-Bertrand ainsi que par le réalisateur et explorateur Nicolas Vanier.

Dans cette course pour la transition écologique, il nous faut des “guides”, des indicateurs. En allant interroger des sociétés qui sont « éco-dépendantes » de fait, nous redonnons la parole à des peuples qui sont bien souvent oubliés. L’idée est de pouvoir s’appuyer sur des données réelles et déjà ancrées, quantifiables et évaluables afin de s’en inspirer.

Pour reprendre la thèse avancée par Pablo Servigne dans son ouvrage Comment tout peut s’effondrer, nous pensons que la résistance du grand public à prendre conscience de l’urgence de la crise environnementale s’explique en partie par l’absence de modèles alternatifs. Nous avons besoin de storytelling, de discours narratifs afin d’imaginer un futur à créer. Et c’est ce que nous proposons à travers ce projet. 

Le documentaire Till Tomorrow ayant pour finalité d’être diffusé en France mais également à l’international, il sera par conséquent entièrement sous-titré en plusieurs langues.

Nos motivations – Note d’intention

Ce projet représente pour nous une réelle réponse à une problématique phare du XXIe siècle. Nous sommes intimement persuadées que nous devons changer notre manière de voir le monde, et que nous avons pour cela besoin de réinventer des histoires qui le raconteraient de manière différente.

Quoi de plus ? Nous pensons que ces histoires existent déjà et que nous devons nous inspirer de peuples qui ont depuis bien longtemps, un rapport à leur environnement différent du nôtre. Nous devons nous inspirer pour reconnecter tant à la Nature qu’aux Hommes, pour ne plus les voir comme des destructeurs mais comme des créateurs “d’autres choses”. Nous croyons sincèrement que la révolution écologique n’est pas (plus ?) celle de la peur et de l’impuissance mais celle de la création et de la coopération.

La problématique de la crise de la biodiversité, et plus largement de l’environnement, prend aujourd’hui une place indéniable. Plus aucun doute ne devrait planer et nous ne pouvons continuer d’exploiter la planète et ses ressources épuisables, de consommer, polluer, gaspiller à la manière d’aujourd’hui tout en prévoyant d’être 9 milliards en 2050.

Des rapports du GIEC aux COP inefficaces, en passant par la démission de Nicolas Hulot, le message est clair : il faut que cela change. D’ici environ 20 ans, la moitié des pays du monde seront rationnés en eau, l’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050, l’Asie du Sud-Est risque de ne plus être habitable d’ici 2100, 3 oiseaux sur 4 ont disparus en ville…
L’ère actuelle est celle du numérique, de la vidéo, des réseaux sociaux. Une idée, un mouvement peut partir d’une simple publication Facebook. 

Nous sommes persuadées que par le biais du voyage, de la diversité culturelle et du format vidéo, nous serons capables de communiquer sur ces problématiques à un public déjà sensibilisé mais aussi à un public qui l’est moins. Nous souhaitons ouvrir la réflexion sur une dynamique qui n’est pas culpabilisante mais constructive, coopérative.

Ce projet s’inscrit d’autre part dans le sillon de personnalités déjà reconnues pour leurs engagements, appuyant la légitimité de notre démarche et la médiatisation de notre message. En effet, soutenues par Yann Arthus-Bertrand (Fondation Good Planet) et Nicolas Vanier, nous sommes persuadées que nous pouvons avoir un réel impact en motivant au changement auprès de la nouvelle génération, clé cruciale du changement. 

Egalement soutenues par le milieu étudiant (la Sorbonne, le Crous, la Mairie de Paris) et par de grandes marques éco-responsables telles que Patagonia, nous cherchons à mobiliser une jeunesse un peu perdue et parfois paralysée par un changement trop souvent perçu comme inéluctable. Nous souhaitons montrer que nous pouvons agir et qu’un futur reste à imaginer.

Japon – Semaine 1

Arrivées au Japon depuis maintenant plus d’une semaine, il est l’heure pour nous de faire un petit bilan ! 

Nous avons été très chaleureusement accueillies par les Aïnous d’Hokkaido. Nous avons ainsi eu l’occasion de rencontrer un agriculteur, une couturière, un graveur, une danseuse et de nombreuses autres personnalités aïnous inspirantes.

Leurs témoignages ont confirmé la place centrale de la Nature dans la culture aïnou. A ce titre, les Kamuy, esprits divins habitant tout élément naturel, sont considérés comme l’égal des humains. Une relation d’équilibre et de respect s’installe alors entre eux.

Direction le Japon !

Dernier souvenir du paysage alaskien

Nous sommes désormais en chemin vers l’île japonaise d’Hokkaido, où s’effectuera le tournage consacré aux populations Aïnous et à leurs liens culturels et spirituels avec la Nature.

Tout comme la première étape du tournage, nous voyagerons de la manière la plus écologique et locale possible : nous séjournerons chez Kaizawa-san, célèbre descendant Aïnou de la région, puis dans une guesthouse japonaise en échange de quelques coups de main.

Au cours d’un mois de tournage au Japon, nous serons guidées et assistées par plusieurs habitant.e.s de la région qui ont très vite souhaité participer au projet. Nous ferons la connaissance d’une cuisinière Aïnou lors d’un cours particulier de cuisine traditionnelle, puis aurons l’occasion d’échanger un moment avec une guérisseuse, une danseuse et de nombreuses personnes héritières de la culture Aïnou et de ses liens avec la Nature.

Nous avons hâte de partager les photographies, vidéos et témoignages de cette seconde étape avec vous.

Au revoir Alaska !

Alaska – L’expérience Grand Nord

Notre rencontre inattendue (et un peu effrayante) lors d’une randonnée

Pauline et Aimée arrivent au terme de la première étape de tournage en Alaska, l’occasion pour elles de vous partager quelques ressentis sur leur expérience du Grand Nord…

« L’Alaska est absolument incroyable…! La Nature y est omniprésente et s’étend a perte de vue. La faune et la flore abondent malgré des conditions climatiques hivernales rudes. Cette omniprésence de la Nature change totalement la façon dont les humains cohabitent avec elle. Il n’est pas rare de croiser un ours noir (que témoigne la photo ci-dessus !), un grizzli, un élan (là aussi nous sommes témoins !), des loups…

Tout cela obligeant les populations à ne jamais baisser leur garde, à toujours prendre leurs précautions (emporter un spray anti-ours et même parfois une arme…), et à s’organiser en fonction de la vie qui les entoure (comme ne pas camper près des rivières ou des bois).

Nous avons alors pris conscience à quel point la domestication de la Nature en France peut créer un sentiment de toute puissance. A l’inverse en Alaska, nous avons senti que nous ne “dominions” pas les lieux et que c’était à nous de nous adapter, nous obligeant à une certaine humilité envers cette même Nature. »

Alaska – Interviews & rencontres

June, une habitante du village Athabascan de Nondalton

Voila déjà 2 semaines et demies que nous sommes arrivées en Alaska. Depuis, nous avons fait d’incroyables rencontres. Nous avons pu interviewer des personnes natives de différentes ethnies (Yup’ik, Athabascans, Cup’ik…) qui ont partagé avec beaucoup de bienveillance et de douceur la relation qu’ils et elles entretiennent avec la Nature.

A travers la cuisine Yup’ik d’Anna’s Alaska, la musique native de Pamyua, la dance traditionnelle de Cupiit Yurartet Drummers and Dancers et bien d’autres, nous avons découvert des cultures intimement liées à la Nature et profondément attachées à celle-ci.

Nous sommes infiniment reconnaissantes pour ces moments de partage, et nous remercions sincèrement les personnes qui nous ont raconté leurs histoires le temps d’un moment du quotidien.

Alaska – Semaine 1

Anchorage, Alaska

Aimée et Pauline de Till Tomorrow sont arrivées en Alaska à Anchorage depuis une semaine. Nous profitons de cette occasion pour vous partager des nouvelles de notre première session de tournage .

Nos premières rencontres avec des descendant.e.s de populations natives d’Alaska se sont déroulées extrêmement positivement ! Nous avons commencé à tourner les premiers plans du long métrage et de la web-série et sommes impatient.e.s de les partager avec vous.

Nous avons également fait de nombreuses rencontres via le Couchsurfing, dont celle d’un pilote d’hydravion qui a accepté de nous amener aux villages natifs où plusieurs personnes ont accepté d’êtres interviewées !

Nous sommes ainsi très heureuses d’être bientôt en mesure de vous partager les histoires des populations natives, leur relation à la Nature et aux changements environnementaux.

Nous vous disons depuis l’Alaska un grand merci pour votre soutien !

Un Projet Boussole dans la course pour la transition écologique

Lorsqu’on parle de « Transition écologique », quelle est cette transition ? Vers quoi transite-t-on ? Un gros problème de ce modèle de transition est qu’il ne sait pas vers où il se dirige. Or, en allant interroger des sociétés qui sont « éco-dépendantes » de fait, nous redonnons la parole à des peuples qui sont bien souvent oubliés ; en leur donnant le rôle de « guides », nous obligeons à une certaine humilité.

En nous fondant sur des données réelles, déjà ancrées et évaluables, nous pouvons nous en inspirer pour appuyer la conduite d’une transition.