Alaska – Interviews & rencontres

June, une habitante du village Athabascan de Nondalton

Voila déjà 2 semaines et demies que nous sommes arrivées en Alaska. Depuis, nous avons fait d’incroyables rencontres. Nous avons pu interviewer des personnes natives de différentes ethnies (Yup’ik, Athabascans, Cup’ik…) qui ont partagé avec beaucoup de bienveillance et de douceur la relation qu’ils et elles entretiennent avec la Nature.

A travers la cuisine Yup’ik d’Anna’s Alaska, la musique native de Pamyua, la dance traditionnelle de Cupiit Yurartet Drummers and Dancers et bien d’autres, nous avons découvert des cultures intimement liées à la Nature et profondément attachées à celle-ci.

Nous sommes infiniment reconnaissantes pour ces moments de partage, et nous remercions sincèrement les personnes qui nous ont raconté leurs histoires le temps d’un moment du quotidien.

Alaska – Semaine 1

Anchorage, Alaska

Aimée et Pauline de Till Tomorrow sont arrivées en Alaska à Anchorage depuis une semaine. Nous profitons de cette occasion pour vous partager des nouvelles de notre première session de tournage .

Nos premières rencontres avec des descendant.e.s de populations natives d’Alaska se sont déroulées extrêmement positivement ! Nous avons commencé à tourner les premiers plans du long métrage et de la web-série et sommes impatient.e.s de les partager avec vous.

Nous avons également fait de nombreuses rencontres via le Couchsurfing, dont celle d’un pilote d’hydravion qui a accepté de nous amener aux villages natifs où plusieurs personnes ont accepté d’êtres interviewées !

Nous sommes ainsi très heureuses d’être bientôt en mesure de vous partager les histoires des populations natives, leur relation à la Nature et aux changements environnementaux.

Nous vous disons depuis l’Alaska un grand merci pour votre soutien !

Un Projet Boussole dans la course pour la transition écologique

Lorsqu’on parle de « Transition écologique », quelle est cette transition ? Vers quoi transite-t-on ? Un gros problème de ce modèle de transition est qu’il ne sait pas vers où il se dirige. Or, en allant interroger des sociétés qui sont « éco-dépendantes » de fait, nous redonnons la parole à des peuples qui sont bien souvent oubliés ; en leur donnant le rôle de « guides », nous obligeons à une certaine humilité.

En nous fondant sur des données réelles, déjà ancrées et évaluables, nous pouvons nous en inspirer pour appuyer la conduite d’une transition.

Le Projet


Till Tomorrow (“Cultiver Demain”, “Jusqu’à Demain”) est un projet de documentaire parrainé par le photographe et écologiste Yann Arthus-Bertrand ainsi que par le réalisateur et explorateur Nicolas Vanier.

Dans cette course pour la transition écologique, il nous faut des “guides”, des indicateurs. En allant interroger des sociétés qui sont « éco-dépendantes » de fait, nous redonnons la parole à des peuples qui sont bien souvent oubliés. L’idée est de pouvoir s’appuyer sur des données réelles et déjà ancrées, quantifiables et évaluables afin de s’en inspirer.

Pour reprendre la thèse avancée par Pablo Servigne dans son ouvrage Comment tout peut s’effondrer, nous pensons que la résistance du grand public à prendre conscience de l’urgence de la crise environnementale s’explique en partie par l’absence de modèles alternatifs. Nous avons besoin de storytelling, de discours narratifs afin d’imaginer un futur à créer. Et c’est ce que nous proposons à travers ce projet. 

Le documentaire Till Tomorrow ayant pour finalité d’être diffusé en France mais également à l’international, il sera par conséquent entièrement sous-titré en plusieurs langues.

Nos motivations – Note d’intention

Ce projet représente pour nous une réelle réponse à une problématique phare du XXIe siècle. Nous sommes intimement persuadées que nous devons changer notre manière de voir le monde, et que nous avons pour cela besoin de réinventer des histoires qui le raconteraient de manière différente.

Quoi de plus ? Nous pensons que ces histoires existent déjà et que nous devons nous inspirer de peuples qui ont depuis bien longtemps, un rapport à leur environnement différent du nôtre. Nous devons nous inspirer pour reconnecter tant à la Nature qu’aux Hommes, pour ne plus les voir comme des destructeurs mais comme des créateurs “d’autres choses”. Nous croyons sincèrement que la révolution écologique n’est pas (plus ?) celle de la peur et de l’impuissance mais celle de la création et de la coopération.

La problématique de la crise de la biodiversité, et plus largement de l’environnement, prend aujourd’hui une place indéniable. Plus aucun doute ne devrait planer et nous ne pouvons continuer d’exploiter la planète et ses ressources épuisables, de consommer, polluer, gaspiller à la manière d’aujourd’hui tout en prévoyant d’être 9 milliards en 2050.

Des rapports du GIEC aux COP inefficaces, en passant par la démission de Nicolas Hulot, le message est clair : il faut que cela change. D’ici environ 20 ans, la moitié des pays du monde seront rationnés en eau, l’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050, l’Asie du Sud-Est risque de ne plus être habitable d’ici 2100, 3 oiseaux sur 4 ont disparus en ville…
L’ère actuelle est celle du numérique, de la vidéo, des réseaux sociaux. Une idée, un mouvement peut partir d’une simple publication Facebook. 

Nous sommes persuadées que par le biais du voyage, de la diversité culturelle et du format vidéo, nous serons capables de communiquer sur ces problématiques à un public déjà sensibilisé mais aussi à un public qui l’est moins. Nous souhaitons ouvrir la réflexion sur une dynamique qui n’est pas culpabilisante mais constructive, coopérative.

Ce projet s’inscrit d’autre part dans le sillon de personnalités déjà reconnues pour leurs engagements, appuyant la légitimité de notre démarche et la médiatisation de notre message. En effet, soutenues par Yann Arthus-Bertrand (Fondation Good Planet) et Nicolas Vanier, nous sommes persuadées que nous pouvons avoir un réel impact en motivant au changement auprès de la nouvelle génération, clé cruciale du changement. 

Egalement soutenues par le milieu étudiant (la Sorbonne, le Crous, la Mairie de Paris) et par de grandes marques éco-responsables telles que Patagonia, nous cherchons à mobiliser une jeunesse un peu perdue et parfois paralysée par un changement trop souvent perçu comme inéluctable. Nous souhaitons montrer que nous pouvons agir et qu’un futur reste à imaginer.